• Dario Bivona

Les Hardings

Hier soir, c’était une soirée de première au Théâtre Duceppe ! J’ai eu la chance d’assister à la pièce Les Hardings écrite et mise en scène par Alexia Bürger, produite par le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. C’était un retour sur la scène montréalaise pour cette pièce, car ma collègue Valérie Garrigue, notre collaboratrice arts de la scène, avait déjà eu l’occasion d’écrire une critique à ce sujet en 2018. Cette fois, c’était à mon tour de m’en faire une idée!

Voici le synopsis de la pièce : « Ils portent tous les trois le même nom : Thomas Harding. En apparence, voilà tout ce qu’ont en commun un cheminot québécois, un chercheur néo-zélandais et un assureur américain spécialisé dans les compagnies pétrolières. Jusqu’au 6 juillet 2013. Cette nuit-là, un train chargé de 10 000 tonnes de pétrole brut déraille. Toute une ville explose. C’est alors que l’on assiste à la rencontre hypothétique de ces trois hommes, que l’on écoute leurs échanges, leurs affrontements, leurs réflexions et leurs questionnements. Et, peu à peu, les rails invisibles qui relient leurs existences et les attachent les unes aux autres apparaissent. »

Crédit Caroline Laberge

Bruno Marcil, Patrice Dubois et, particulièrement, Martin Drainville sont extraordinaires dans le rôle des trois Thomas. Chacun amène une touche propre au personnage qu’il interprète, mais, à mon avis, Martin se démarque des autres pour son interprétation immersive, on y croit à 100 % !

Crédit Caroline Laberge

En général, la pièce est captivante, le décor est simple et éblouissant, et les histoires qui s’entremêlent nous montrent, selon mon humble compréhension du scénario, trois situations distinctes, mais unies par leur aspect tragique. Le conducteur du train qui a déraillé à Lac-Mégantic nous raconte l’histoire de cette tragédie collective qui a changé sa vie et qui nous a tous marqués de près ou de loin. Le chercheur néo-zélandais, et poète à ses heures, nous raconte sa tragédie personnelle, la perte de sa fille âgée de 16 ans, qui est devenue une obsession et qui le ronge de l’intérieur. Et finalement, l’assureur américain, calculateur et cynique, nous raconte sa propre tragédie individuelle, son rapport à la mort, par l’entremise d’une analyse marchande de l’être humain face à la tragédie.

Crédit Caroline Laberge

Malgré quelques longueurs, la pièce Les Hardings mérite d’être vue et, peut-être, revue afin d’en savourer les détails qui se cachent dans les dialogues-monologues. Elle sera en représentation au Théâtre Duceppe jusqu’au 15 février prochain.


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© 2019 by Dario Bivona